La réponse sexuelle

12 mars 2008 écrit par Carole-Anne Écouter la chronique

Avant de parler des éléments qui peuvent influences la réponse sexuelle, j’aimerais expliquer un peu ce concept là. La réponse sexuelle, c’est une réaction physique qui est liée à chacune des étapes/phases de l’activité sexuelle.

J’ai choisi le modèle de Masters et Johnson pour expliquer les stades de la réponse sexuelle. C’est un modèle qui a été créé en 1966. Ça peut avoir l’air dépassé, mais c’est utilisé par beaucoup de professionnels encore aujourd’hui. Il y a quatre phases : l’excitation sexuelle, qui est représenté physiquement par l’érection chez l’homme et la lubrification vaginale chez la femme. Ensuite, le plateau, qui est une période de plaisir ou le maintient de l’excitation sexuelle. Dans cette phases là, il y a un maintient de l’érection ou une augmentation de la lubrification vaginale. La troisième phase est l’orgasme, c’est le plus haut point du plaisir, c’est habituellement caractérisé par l’éjaculation de l’homme et des contractions dans le vagin de la femme. Finalement, la résolution ; sentiment de détente après l’orgasme, le corps va revenir à son état normal. Chez l’homme, il y a une phase supplémentaire qu’on appelle la phase réfractaire. Pendant cette phase là, l’homme ne peut plus atteindre l’excitation sexuelle pendant une période de temps. En général, plus l’homme est jeune, plus la période est courte, allant de quelques minutes à quelques heures… Donc l’âge peut jouer sur la réponse sexuelle, mais c’est loin d’être le seul facteur… J’ai choisie de parler de deux éléments près de nous qui peuvent influencer notre réponse sexuelle ; le stress et l’alcool.

Dans la littérature, on parle surtout d’un niveau assez élevé de stress. Justement, quand le stress est élevé dans la vie de quelqu’un, ça peut toucher toutes les phases de la réponse sexuelle. Premièrement, on a moins tendance à s’abandonner et à être réceptif lorsqu’on est préoccupés par quelque chose. Quand notre système de stress est activé, notre énergie va aussi être orienté ailleurs, donc on a moins d’énergie à consacrer dans les rapprochements sexuels. Puisque l’état d’excitation sexuelle demande un certain abandon et laisser-aller, le fait d’être stressé nous met dans un état psychologique qui est non-favorable à ça. En fait, on entend souvent l’expression : « je n’ai pas la tête à ça, j’ai l’esprit ailleurs ». Le stress peut aussi réduire l’intensité de l’orgasme ou l’empêcher totalement.

Pour diminuer le stress, on recommande souvent des techniques de relaxation comme la respiration. Les massages peuvent aussi nous mettre dans un meilleur état d’esprit ; on peut aussi introduire les massages érotiques.

Certaines personnes consomment de l’alcool pour « déstresser », ça m’amène à mon deuxième facteur parce qu’en fait, l’alcool peut aussi avoir des effets négatifs sur la réponse sexuelle.

On dit que l’alcool est une sorte d’aphrodisiaque,c’est vrai en partie, en fait selon la tolérance à l’alcool, les 2 ou 3 premières consommations facilitent parfois la séduction et la phase d’excitation sexuelle. Une des raisons, c’est que l’alcool réduit les inhibitions et la gêne. Mais, après 2 ou 3 verres, l’homme va avoir de plus en plus de difficulté à avoir une érection ou à la conserver. L’orgasme va être plus difficile à avoir aussi, autant chez les hommes que chez les femmes. La raison est simple, l’alcool agit sur le système nerveux, ça rend somnolent, incohérent dans nos paroles et dans les mouvements, souvent la fonction de l’excitation ne fonctionne même plus…

Je dirais qu’on a plus d’avantages à miser sur nos qualités et notre confiance en soi pour aborder les autres, on a beaucoup plus de chance d’être en possession de ses moyens.

Finalement, l’idée principale c’est que notre réponse sexuelle peut être influencée par un grand nombre d’éléments dans notre entourage ou notre environnement. La réponse sexuelle est quelque chose qui peut varier dans différentes périodes de la vie. J’ai parlé de deux facteurs importants, mais il y a en beaucoup plus ; la cigarette, l’âge, la drogue…